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 Une découverte déroutante. Sujet suivant
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Agnès de Bressard
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MessagePosté le: Sam 25 Juil 2015 - 01:04 Répondre en citantRevenir en haut

Les arbres verdoyants étendaient leurs branches feuillues au dessus de l'herbe grasse qui ondulait, paresseusement, sous les douces vagues que le vent formait pour elle. Le bruissement des feuilles emplissait l'air d'une mélodie complexe mêlée aux chant joyeux des oiseaux qui gazouillaient, cachés dans les branches noueuses qui leur servaient d’abri et de terrain de jeu.
Loin au dessus de la cime de ces arbres protecteurs, le ciel perçait de lents nuages cotonneux et tachetait de lumière le sol frais qui s’étendait sous elle.
Du moins, c'est ce dont elle avait comme premier souvenir de l'endroit où elle avait atterrie quelques minutes plus tôt. Ou bien était-ce des heures...?
Lorsque la jeune femme rouvrit les yeux, elle n'aurait sue dire combien de temps elle avait passée, sa Wiverne lovée contre elle, allongée là. Ce qu'elle pouvait affirme en revanche, c'était que le sol était bien plus dur sous ses reins que dans ses souvenirs, même si ceux ci filait de sa mémoire à une vitesse floue déconcertante.
Les arbres qui lui avaient fait une ombre si rafraîchissante n'étaient plus que des troncs morts et rachitiques, à l'écorce rêche et noircie, n'aillant pour ainsi dire plus que quelques branches maigres où aucun oiseaux ne gazouillait, comme vide de vie. Et tout autours s’étendaient des collines rases, battue par un vent sec et tranchant. Étrange...
Avait elle rêvée ? Inventée cet endroit idyllique et rassurant si proche des alentours qui entouraient le village dans lequel prospérait Le Passereau de Bronze qu'elle venait à peine de quitter? Et comment s'était elle retrouvée là au juste ?
La jeune femme se redressa difficilement, réveillant la Wiverne qui grogna doucement pour signifier son mécontentement, ouvrant ses yeux noirs et luisants pour observer ce qui l'entourait. Elle s'ébroua vivement avant d'étirer ses ailes, tendant le cuire bleuté, puis son dos jusqu'à la queue en baillant, sortant une langue fine et fendue d'un bleu électrique scintillant entourée de petites dents pointues et effilées.
La jeune femme gratta de son ongle la tête du reptile qui répondit par un gargouillis satisfait.
Ça n'allait pas, l’ambiance de ces pleines vallonnées ne plaisait décidément pas à la jeune comtesse. Elle replia ses genoux contre sa poitrine et scruta le monde qui l'encerclait à présent. Là où elle avait vue la végétation verdoyantes s'étendre n'était plus que vide et paysage en souffrance. Cette souffrance, la jeune femme la sentait enserrer son cœur, frotter sa peau, s’insinuer dans sa tête. Ce lieu ne tolérait pas sa présence, et il le lui faisait comprendre... La pression s'intensifia, le battement du sang dans ses tempes martelait son cranes et son cœur battait contre sa poitrine à tout rompre. Quel était ce maléfice ? Elle fut prise de tremblement, ses dents se serrèrent, crispant sa mâchoire et tendant son cou. Un vrombissement sourd monta dans ses oreilles, grondant crescendo dans son corps ébranlé. Puis, alors qu'elle fermait les points de toutes ses forces, oppressée par ce malaise tendu, tout s'arrêta. Le paysage torturé n'était plus que la place de quelques collines désertes certes, mais pas menaçante. Le ciel était clair, quoique couvert de longs nuages filés qui ne semblait pas bouger d'un pouce.
La comtesse eu du mal à comprendre ce qui s'était passé à l'instant. Elle avait la sensation de s'être faite avoir, de s'être fait piégée par une force ou, quelque chose qu'elle ne parvenait pas à cerner et qui se jouait d'elle,provoquant cette peur qui l'avait terrassée pendant ces secondes qui avaient semblé des minutes. Qu'est ce qui avait ben pue créer cette atmosphère terrifiante et l'effacer si vite? Quelqu'un aurait il pu, ou voulu... Elle chassa ces pensées d'un coup de main dans le vide, comme pour éloigner un insecte agaçant, et se releva, tentant de rassembler ses idées déjà bien ébranlées par tout ces événements. Premièrement, il fallait rejoindre le village, elle demanderait à quelqu'un quelques éclaircissements à propos de cette aventure qu'elle désirait de courte durée. La Wiverne se posa sur son épaule et frotta tendrement sa tête écailleuse sur la joue de sa maîtresse. Celle ci sourie, et se mit en route.

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MessagePosté le: Sam 25 Juil 2015 - 01:04 Revenir en haut

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Llyen
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MessagePosté le: Sam 25 Juil 2015 - 22:31 Répondre en citantRevenir en haut

«  Reposez-vous ici un moment. Je vais reconnaître le terrain en direction de la faille. »

Déjà assis à même le sol ou sur les pierres environnantes, ses clients se contentèrent d'acquiescer sans un mot. C'était un petit groupe d'hommes de sciences mandatés par la gouverneur de Valriel pour analyser l'étranger faille qui traversait le Tavallinen, vestige potentiel d'un ancien fleuve désormais asséché. La longue marche depuis les plaines les avaient épuisés, et une partie d'entre eux lui en voulait encore probablement de les avoir obligé à renoncer aux chevaux avec lesquels ils étaient partis de leur fief de Valriel. Sveinn, cependant, ne s'en souciait guère cependant. Les sols ici étaient trop instables et irréguliers, un cheval ou une mule manœuvré par un cavalier hésitant s'y serait aisément brisé une jambe, et il aurait fallu l'abattre. Il se réjouissait en outre que ce groupe-là ne souhaite pas tenter la traversée des collines. Il en avait déjà vu suffisamment s'éloigner, sans lui, au-delà des zones que les gens de Maa s'autorisaient à franchir, et ne jamais revenir. Le chemin jusqu'à la faille, en revanche, était dangereux, aussi bien en raison des prédateurs que des pièges du terrain, mais faisable.

Passant à son épaule son sac en bandoulière, le jeune dragon, guide du village de Kaivos, puis fit signe au vieux chien de berger de le rejoindre. Celui-ci bondit aussitôt dans sa direction et se plaqua contre ses jambes, tandis qu'il quittait le groupe de colons fourbus. L'animal aux oreilles droites s'étaient mis à le suivre dans certaines de ses expéditions, sans que Sveinn sache exactement pourquoi. Peut-être de la reconnaissance pour l'avoir une fois guéri d'une morsure de serpent... peut-être le chien s'était-il simplement habitué à son odeur reptilienne qui lui tirait autrefois des grognements. Quoiqu'il en soit, sa présence ne déplaisait pas à Sveinn. Non seulement pour la compagnie qu'il lui offrait, mais aussi parce que l'odeur canine de l'animal dissimulait la sienne, froide et prédatrice, et parfaisait ainsi son déguisement d'humain auprès des créatures aux sens plus aiguisés que les simples bergers de la plaine. L'on s'étonnait en outre moins de le voir arpenter les routes muni d'un simple couteau, depuis que le chien se trouvait à son côté, en défenseur attentif.

Marchant d'un pas vif où ne perçait guère la fatigue, Sveinn grimpa sur une colline pour obtenir une meilleure vision des alentours. La faille était déjà visible au loin, vaste déchirure dans le tissu du Tavallinen, mais la route était encore longue et accidentée. Son nouveau point de vue lui apprit que l'un des accès était probablement devenu impraticable. Un éboulement semblait le boucher, mais il préférait aller voir cela de plus près. Si tel était le cas, il leur faudrait faire un détour de plusieurs jours. Grattant distraitement la tête du vieux chien qui haletait contre sa cuisse, il parcourut rapidement les environs. Tout semblait désert, il ne distinguait aucune présence sinon celles de rares oiseaux et de prédateurs cachés sous les collines, qui ne sortiraient qu'à la nuit tombée. Pour l'instant, l'après-midi commençait à peine, douce et claire.

Il descendit le flanc de la colline pour aller s'assurer de l'importance de l'éboulement. L'animal le devança très vite de plusieurs mètres, reniflant le sol où perdurait sans doute la trace ancienne d'un lapin ou d'une proie quelconque. Sveinn marchant ainsi pendant de longues minutes en silence, plongé dans la contemplation des alentours et ses propres rêveries. Il guettait aussi d'éventuelles plantes médicinales qui poussaient par ici et intéresseraient Merle pour un troc futur, mais n'en aperçut. Sur ses bras dénudés par sa tunique d'été sans manches, une léger brise tiède courait, faisait voleter quelques mèches échappées de sa longue tresse sombre, lui apportant un sentiment de bien-être. Le silence lui avait manqué, après tant de jours passés en compagnie de ces humains de Valriel.

Mais bientôt, un aboiement brusque le fit sursauter. Le vieux chien ne se manifestait jamais sans raison... Avait-il repéré une menace ? Sveinn hâta le pas et courut bientôt pour rejoindre l'animal. Il le trouva très vite, campé fermement sur ses pattes, le dos rond en position défensive, et se plaça derrière lui. Puis il se figea. À quelques mètres de l'animal... une jeune femme portant sur son épaule une wiverne -petite cousine à deux pattes de son peuple. Ses sourcils se froncèrent aussitôt dans une attitude méfiante. Il était persuadé que cet endroit était désert lorsqu'il avait vérifié quelques instants auparavant ! Même ses sens draconiques n'avaient détecté aucune présence, aucune aura humaine. Il recula d'un pas, attirant le chien contre lui tandis qu'un flot de magie noire montait le long de son bras, mais il le contint. Il n'attaquerait pas sans raison. D'autant qu'une idée venait de le traverser, et il murmura, trop stupéfait pour commencer par les salutations d'usage :


« Vous... vous venez de l'autre côté ? Vous avez traversé les collines ?! »

Il n'y croyait qu'à moitié... La jeune femme semblait athlétique, sa posture davantage encore que les armes à son côté révélant une guerrière confirmée. Mais bien que ses vêtements lui parussent étranges, il ne décelait aucune aura particulière qui aurait pu suggérer qu'elle appartenait à une race dotée de magie. Une personne seule aurait-elle vraiment pu traverser cette terre de mort avec seulement une épée pour se défendre ?

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Agnès de Bressard
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MessagePosté le: Dim 2 Aoû 2015 - 17:47 Répondre en citantRevenir en haut

La vague de peur s'était tue depuis un petit moment maintenant, mais la jeune femme restait dubitative quand à cette expérience qui l'avait submergée pour disparaître comme si rien ne s'était finalement passé. Elle fouilla sa mémoire à la recherche de quelque chose qui pourrait la mettre sur la voie... Et si... Et si Montillet était derrière tout ça ? Non, il n'était rattaché qu'à une sous branche des vassaux des Anciens, il ne pouvait pas avoir à disposition de tel pouvoirs, d'autant que s'il les avait effectivement en sa possession, il n'aurait eu nul besoin de spadassins pour l'arrêter... Dans tout les cas, si les Anciens avait pour plan d'empêcher la lettre d'arriver à bon port et qu'ils étaient derrière tout ça, c'était réussi... Ce n'était pas lui donc, mais un supérieur peut être ? Un Dragon...
Elle avait déjà affrontée un Dragon auparavant, et pas des moindres, un Dragon des Arcanes, une branche autonome et puissante des Anciens. Une bataille à l'issue douloureuse qui lui avait laissé des cicatrices encore fumantes dans l'âme et un goût métallique dans la bouche. Mais même s'ils étaient doués de magie il leurs fallait des glyphes tracés au cour de rituel pour pouvoir invoque de tels pouvoirs et encore, elle n'avait jamais entendue parlé d'une magie pareille... Enfin, dans son monde c'était le cas. Ses souvenirs lui firent froid dans le dos, elle n'était plus dans son monde, et ce fait la fit frémir. Cependant, s'il était claire qu'elle avait au moins quittée l'endroit où elle s'était trouvée auparavant et qu'elle venait de subir un sort lancé contre elle, il n'y avait pourtant eu personne autours susceptible d'avoir lancé un sort d'une telle puissance pour la projeter ainsi dans un endroit inconnu, de même que quand la vague avait commenc...
Les pensée de la jeune Comtesse furent interrompue par un son qui éclata non loin d'elle.

*Un aboiement?*

Eriad feulait déjà, cramponné à son épaule en agitant les ailes et bombant le poitrail. La jeune femme fit signe à la Wiverne de se calmer un peu, puis regarda dans la direction que le reptile lui désignait. Une silhouette était dressée, là, à quelques mètres d'elle, accompagnée d'un chien qui n'avait pas plus l'air rassuré que sa Wiverne. Elle passa sa main dans ses grandes boucles noires pour les remettre en place, en vain, et s'épousseta. Visiblement, la personne en face d'elle lui avait demandée quelque chose, mais le murmure n'avait pas atteint les oreilles de la jeune femme assez correctement pour qu'elle puisse les comprendre. Qui était-ce ? Et que faisait il là, seul, avec son chien... Après tout ces événements... Était il le responsable de sa mésaventure ? Il savait surement quelque chose, et elle devait découvrir quoi, et si c'était un Dragon, elle aurait d'avantage de travail qu'elle ne le pensait... Elle décida donc de faire l'impasse et, de son aplomb habituel se présenta.

"Agnès de Bressard, fille unique et héritière du Comte de Bressard ainsi que membre de la Garde de l’Épervier. Cela devrait suffire pour les présentations il me semble."

Elle observa son interlocuteur un court instant. C'était un jeune homme à la peau d'une blancheur surprenante, ses cheveux sombres et raides étaient coiffés en une tresse impeccable et son visage était percé de deux yeux d'ambre sombre au éclats de feu. La délicatesse et l'élégance des traits de cet homme faisaient aisément passer la jeune femme pour une fermière au vu de l'état dans lequel elle était. Couverte de poussière, ses lourdes boucle d’ébène en désordre qui ne tenait plus que par miracle en un semblant de tresse, ses chausses ainsi que ses bottes de cuir pleine de terre et son visage encore luisant de la sueur des combats... Cependant, elle gardait cet aspect séduisant et charismatique qui faisait d'elle une femme attirante malgré les désagréments que provoquaient ses activités sur sa personne. Agnès s'avança vers le jeune homme, glissant au passage un sourire amicale au chien à ses cotés.
Eriad ne semblait pas apprécier que sa maîtresse s'approche ainsi d'un étranger et lui fit comprendre en grognant doucement contre cet homme qu'ils ne connaissaient ni d'eve ni d'adam. Il tira doucement sur une des mèches récalcitrantes d'Agnès, qui lui poussa gentiment la tête de ses doigts agiles et fins. Elle se tourna de nouveau vers son interlocuteur... Celui ci semblait surprit, voir même interloqué par sa présence... Visiblement, elle n'aurait pas due être ici.

"Pardonnez le, il a du mal avec les inconnus, de plus nous venons de vivre une bien curieuse expérience. Il se nomme Eriad, et il ne vous fera aucun mal je peux vous l'assurer. Mais aurais je l'honneur de savoir à qui ai je affaire ? Il semble que ces terres soient désolées, au point qu'une rencontre est inattendue en pareil endroit. Ce lieu m'est inconnu. Aussi je souhaiterai le connaitre d'avantage."

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Llyen
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MessagePosté le: Dim 2 Aoû 2015 - 21:59 Répondre en citantRevenir en haut

Il ne remarqua qu'après coup que l'étrangère paraissait sensiblement désemparée, peut-être même davantage qu'il ne l'avait été lui-même de la trouver en cet endroit. D'assez haute stature, elle arborait une certaine élégance dans sa vêture comme dans ses attitudes, et son visage recelait une beauté farouche, qui laissait supposer un caractère déterminé. Mais tout cela, il ne le remarquait qu'à présent qu'ils se faisaient face et s'observaient en silence. En premier, il avait remarqué ses mouvements de guerrière. En second, elle lui avait paru hagarde ; couverte de poussière, échevelée, elle semblait sortir tout juste d'un combat, d'une course, ou de quelque autre aventure déplaisante. Mais à présent, elle se dressait à quelques mètres de lui avec une certaine assurance, et c'est d'une voix ferme qu'elle prit la parole. Pour se présenter et non répondre à sa question, qu'elle n'avait peut-être pas comprise.

Bien entendu, les titres de la jeune femme ne lui disaient pas grand-chose. Si ce n'était qu'il savait que des comtes existaient aussi dans les anciennes terres, mais il n'avait jamais entendu parlé d'un comté de Bressard, et encore moins d'une garde de l'épervier. Et de fait, l'apparition soudaine de la jeune femme et l'air un peu perdu qu'elle avait arboré un instant plus tôt trouvèrent très vite une explication plus crédible à ses yeux qu'une hypothétique traversée du Tavallinen. C'était là un phénomène auquel il avait déjà assisté un certain nombre de fois, et les paroles de la dénommée Agnès lui confirmèrent très vite son idée.

Elle s'était avancée de quelques pas, d'une démarche tranquille et guère menaçante. Mais Sveinn avait senti le dos du vieux chien se raidir sous sa main, sans doute en raison de la présence de la wiverne. L'animal s'était habitué à son odeur, mais pas à celle des autres reptiles, quoiqu'il fut moins craintif et excité que d'autres canins auraient pu l'être en pareilles circonstances. Néanmoins, Sveinn s'accroupit tandis que son interlocutrice parlait, et noua ses bras autour de l'encolure du vieux chien, qui vint enfouir son museau dans son cou, goûtant ainsi à la chaleur rassurante et inhumaine que dégageait son corps. Tout en caressant la fourrure de son compagnon, le jeune dragon sourit à son tour d'un air un peu plus détendu, et inclina la tête en un salut à l'adresse de son interlocutrice. Aussi, pour lui confirmer qu'il ne se méfiait ni d'elle, ni de la créature perchée sur son épaule. Elle avait dit beaucoup de choses en très peu de mots, et il choisit de commencer par se présenter en retour :


« Je m'appelle Sveinn, du village de Kaivos, un peu plus loin dans la plaine. Je suis guide de montagne. J'accompagne un groupe de savants venus étudier les roches des environs. Ces collines sont en effet trop dangereuses pour s'y hasarder... personne n'a jamais pu les traverser et revenir vivant. C'est pourquoi j'étais... surpris de te trouver là. Mais je comprends mieux à présent. »

Nimbé de son odeur et peut-être rassuré par l'attitude peu menaçante d'Agnès et... Eriad, le vieux chien avait fini par se calmer. Demeurant pourtant à genoux, le jeune dragon poursuivit ses explications :


« Si tu es accompagnée d'une wiverne, c'est que tu viens d'un monde qui connaît la magie, n'est-ce pas ? Tu dois avoir franchi un portail sans le vouloir, car je ne crois pas qu'il y ait de comté de Bressard en ces terres. Et les portails emmènent presque toujours ceux qui les ont traversés en Faërie. C'est une chose fréquente par ici. »

Il marqua une petite pause pour lui laisser le temps d'assimiler ses propos, et jauger sa réaction, avant d'ajouter d'un ton où perçait une certaine empathie :

« J'étais parti reconnaître le terrain devant nous, je crois que le sentier a été bouché par un éboulement. Si tu veux bien m'accompagner, je ferai de mon mieux pour répondre à toutes tes questions en chemin... Je suppose que je n'ai pas besoin de préciser que tu n'auras rien à craindre d'un guide et d'un vieux chien. » ajouta-t-il alors qu'une pointe d'amusement teintait son sourire.

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